Quand on fournit un flux à un comparateur de prix, celui-ci utilise les données du flux sur son propre site mais diffuse aussi les données à une multitude de sites partenaires qui partagent les revenus des clics générés avec le comparateur d’origine.
Ces partenaires peuvent être divers selon la politique de diffusion du comparateur :
- Autres comparateurs de prix,
- Galeries marchandes ou places de marché,
- Sites thématiques,
- Jusqu’au tout venant ou presque.
La politique de diffusion peut également autoriser (ou ne pas interdire) certaines pratiques comme le clic de validation ou le pop-under.
Un résultat trop « global »
Le marchand qui fournit un catalogue n’a qu’une vue globale de la réalité de la diffusion de son catalogue. Il a un chiffre global de clics, de clics par produits ou catégorie et de CA ou nombre de ventes… et le suivi des coûts est tout aussi unique.
La politique du comparateur vis à vis de ses partenaires permet (ou pas) à garantir que les clics effectués sur les différents sites sont de qualité suffisante (pour résumé contiennent une bonne part de personnes vraiment intéressées) pour garantir au marchand une certaine rentabilité.
Le problème ne vient pas que de l’offre !
Le problème… c’est que cette politique est inconnue des CGV de la plupart des comparateurs ou expédiée en quelques mots. Le marchand qui n’est pas satisfait d’un comparateur se retrouve face à un mur d’explications qui ne vient jamais du comparateur et/ou de son réseau de partenaires :
- Produits mal optimisées,
- Catalogue mal catégorisé,
- Catalogue mal filtré,
- L’âge du capitaine…
Pourtant, après plus de 10 ans à bosser sur des comparateurs, il me semble que le problème vient aussi du recrutement des visiteurs via un réseau de partenaires. Sinon comment expliquer d’un comparateur à l’autre :
- Des performances qui varient de 1 à 15 ,
- Des taux de rebond 100% plus élevés sur un comparateur par rapport à la moyenne.
Un jour la transparence totale ?
La solution serait qu’enfin soient disponibles dans les interfaces de gestion de chaque comparateur les données de chaque partenaire de diffusion (anonymisées, n°1, n°2….) pour permettre au marchand de choisir véritablement où sont diffusés ses produits, lesquels et pour quelles performances.
Cette transparence pourrait même permettre d’augmenter les CPC des supports les plus performants, qui sortiraient gagnant de cet échange d’information tout en éliminant les canards boiteux du secteur.