eCommerce 404
Blog e-commerce et webmarketing

26 jan 2012

L’affiliation : 4 vérités dont les agences se garderont bien de vous parler

Auteur: Jean-Yves FORT · Thème: Acquisition

Le Journal du Net fait un bilan de l’affiliation plutôt positif, en présentant un secteur en croissance et un ROI supérieur à la plupart des leviers du marketing web. Mais l’article n’aborde pas le côté sombre de l’affiliation.

Les sites de codes promo

Les rapaces de l’affiliation, ni plus ni moins. Ils représentent 50 à 70% des ventes réalisées sur un programme d’affiliation au CPA et n’apportent aucun trafic ou visibilité. Ces sites sont positionnés sur des mots incluant votre marque et des termes en rapport avec la réduction.

Les internautes les utilisent quand ils sont dans le processus d’achat, ils quittent le site marchand quelques instants pour aller chercher un code. Une fois sur le site de codes de réduction, l’accès au code est conditionné à l’ouverture d’une fenêtre déclenchant un tracking. Quand l’internaute revient chez le marchand avec le code, la vente est attribuée au site de code promo.

Les sociétés d’affiliation diront que vous allez perdre des ventes en coupant les sites de codes promos, avec des arguments sur l’apport des sites sur la transformation. Elles essaieront de vous faire vraiment peur.

Cela fait deux fois que je coupe les sites de codes réduction sur des programmes différents. Bilan à chaque fois : les sites continuent quand même à diffuser vos codes promos, en les tenant à jour… et on fait l’économie des commissions d’affiliations sur ce type de sites tandis que la perte en visites est nulle.

Les pop-under

Voilà le genre de dispositif qui va vous faire des visites en quantité mais pour la qualité il faudra repasser. Le principe est très simple, en ratissant très large, le site affilié cherche à taguer un maximum d’internautes en espérant dans le lot tomber sur des clients existants du marchand.

Avec un post-clic à 30 jours et un marchand disposant d’une base de clients conséquente, la probabilité de tomber sur des acheteurs est forte. Quant au marchand, il rémunère un programme d’affiliation pour des clients existants et une très faible part de nouveaux clients.

La rémunération post-view

Le principe est le même que le pop-under en plus puissant. On arrose le web de publicités pour le marchand pour toucher une grosse partie de la population en espérant dans le lot tomber sur des clients existants du marchand. Dans cette variante le marchand ne reçoit potentiellement aucune visite, il suffit qu’une bannière ait été affichée à une internaute pour considérer que la vente est attribuée à l’affilié. Dans la réalité, le marchand rémunère des commandes de personnes qui auraient commandé de toute façon et sur une très grosse partie de ses commandes.

Il existe une variante où le marchand accepte de poser un tag sur des propres pages. Avec ça, le post-view est encore plus rentable (pour l’affilié) car il suffit de n’afficher qu’une seule fois une bannière en retargetant l’internaute déjà connu du marchand.

Où s’arrête l’affiliation ?

Pour moi l’affiliation, c’est une rémunération au CPA, ou au CPL (limité à de l’inscription formulaire). Hors, dès que l’on souhaite augmenter les volumes… on passe à du CPL (en coregistration), du CPC ou du CPM. On n’est plus dans ce que j’appelle de l’affiliation car dans ce cas le risque financier est supporté à 100% par le marchand. L’affiliation au CPA ressemble pour le coup à un produit d’appel pour d’autres offres (qui peuvent être intéressantes et c’est souvent le cas), mais qui n’ont plus rien à voir avec la promesse de l’affiliation de sites relayant des programmes rémunérés à la performance pure.

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10 commentaires à "L’affiliation : 4 vérités dont les agences se garderont bien de vous parler"

1 | Régis Dabo

26 janvier 2012 à 14:12

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Complètement d’accord à vous notamment sur les sites de codes promo.
Si on intègre la valeur du code promo (pour les marchands qui en proposent) + la rémunération de l’affilié, on n’est sans doute plus sur le même CA ni ROI :)

Et effectivement ce ne sont pas des apporteurs de trafic mais c’est bien qui prennent la commission sur la vente…

4 | sylvain

27 janvier 2012 à 11:00

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J’ai la même sensation quant aux site de bons de réduction. La part réelle du trafic apportée en propre est très dure à quantifier. La seule chose qu’ils peuvent apporter : la mise en avant de votre offre. Mais là encore, je pense que c’est relativement anodin.

5 | Benoît Méli

27 janvier 2012 à 11:49

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Bonjour Jean-Yves et merci pour votre mention de notre article sur le bilan de l’affiliation en 2011. Deux petites choses :
- Le bilan que nous présentons n’est pas franchement positif puisque nous soulignons tout au long du sujet le ralentissement de la croissance de ce secteur sur tous les types de modèles (CPA, CPC, etc.). Par ailleurs, nous ne présentons à aucun moment l’affiliation comme présentant un « ROI supérieur à la plupart des leviers du marketing web ».
- Tout à fait d’accord avec votre analyse, l’affiliation comporte sa part d’ombre. Entre un manque de déontologie flagrant de certains affiliés, un manque probable de contrôle suffisant de leurs pratiques par les plates-formes, certains annonceurs se sont peut-être lassés de ce canal ce qui expliquerait en partie le ralentissement de la croissance du marché.

6 | Xavier

27 janvier 2012 à 13:22

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Bonjour,

Je découvre ton blog, je viens de lire tes derniers posts et je tenais à te féliciter pour la qualité de ceux-ci.

Voila un nouveau lecteur fidèle qui te salue :)

7 | Georges

27 janvier 2012 à 16:02

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Bonjour,

Je me permets d’intervenir en tant qu’éditeur d’un site de Bon de réduction/Bon plan afin d’apporter un éclairage différent à votre point de vue sur l’outil code promo.

1ère remarque : aux USA, l’utilisation des bons de réduction concerne environ 90% des ventes online. A ma connaissance le marché e-commerce américain ne se porte pas si mal.

Toujours aux USA, une étude a révélé que 82% les acheteurs étaient plus fidèles à un site qui proposait régulièrement des bons. D’autre part, 81% des prospects finalisent leur achat sur un site proposant un bon là où seulement 18% vont le faire s’il n’y en a pas. (Etude Institut Harris/Retailmenot.com).

Vous me direz, ce sont les USA mais jusqu’à présent ils ont été plutôt meneurs de tendance..

Un bon de réduction est un outil pertinent s’il est utilisé de façon pertinente, c’est à dire le bon mécanisme de remise à la bonne saisonnalité. A ce titre des bons de réduction « intelligents » (visant à capter de nouveaux clients ou augmenter le panier d’achat) ont une vraie valeur ajoutée.

Autre point important, les frais de port :

43% des internautes abandonnent leur panier à cause des frais de port trop élevé (étude PayPal, comScore – 2008) / 61% des internautes achètent plus volontiers sur un site proposant la livraison gratuite (étude Forrester Research – 2007) / 70% affirment qu’ils achèteraient plus et plus souvent en ligne sans les frais de port (Los Angeles Times – 2009).

Le bon de réduction est un outil décisif dans bien des cas, départageant par exemple 2 marchands en course lorsqu’un prospect est sur le point de valider son panier. Généralement une offre sur la livraison est donc fort bien ressentie par un prospect et nécessairement gage de fidélisation.

Dernier point : j’invite les e-marchands à distinguer les sites de bons plans ayant vraiment le souci de valoriser l’image de leur partenaire, de ceux que je qualifierai de suiveurs/mercenaires. Ce n’est pas parce qu’une partie des acteurs d’un levier sont moins recommandables qu’il faut mettre tout le monde dans le même panier, bien au contraire.

Si vous voulez qu’un bon soit efficace, il faut en discuter et chercher les meilleurs leviers d’utilisation avec les vrais professionnels du métier. C’est à dire ceux qui ont conscience que le marchand leur délègue leur image, qu’ils doivent la diffuser dans les meilleures conditions et être force de mise en avant à travers différents canaux.

Bonne journée.

8 | Jean-Yves FORT

27 janvier 2012 à 16:15

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Je vous remercie pour cet éclairage et ces études, qui donnent des chiffres sur les codes promos dans l’acte d’achat, mais qui ne justifient pas forcément du point de vue marchand la rémunération de sites diffusant des codes promotionnels.

9 | Georges

28 janvier 2012 à 19:26

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Bonjour,

Voici mon point de vue à votre observation. Un diffuseur de bon de réduction (de qualité) est un professionnel qui a développé un site à même de générer du trafic qualifié sur un site valorise l’image de son partenaire.

Ce type de développement constitue un coût en terme de R&D, d’hébergement, de veille et de démarches de mise en avant. Au risque que la comparaison vous paraisse osée, ce n’est pas parce qu’une route existe, qu’elle a été financée et que tout le monde peut en profiter qu’on doit s’abstenir de régler le péage. Ceci simplement pour rappeler que si aucun site de bon de réduction n’existe, alors il n’y a personne pour le diffuser, j’appelle donc ça un service. Et donc comme tout service fourni par un apporteur d’affaire cela a un coût.

Ensuite, les sites de qualité en termes de bons de réduction sont à mon avis une poignée pour ne pas dire moins en France. Ces sites sont gérés par des entreprises qui recrutent et paient des collaborateurs pour proposer à leur partenaires de belles mise en avant d’un code en terme de branding et en terme de positionnement stratégique (carrousels, homepage, newsletter). J’ajoute qu’en général tout cela peut s’accompagner de push display visant à étoffer la notoriété du partenaire ou encore de publi-rédactionnel.

En substance émettre un code c’est bien, encore faut-il qu’il soit diffusé d’une part, diffusé dans de bonnes conditions et sur des fenêtres pertinentes d’autre part.

10 | Oweia

7 février 2012 à 21:21

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C’est marrant, vous ne parlez pas de rémunération à la commission, au pourcentage ? Je veux dire, vous pouvez considérer les affiliés comme des commerciaux, et qu’ils sont des apporteurs d’affaires qui apportent du trafic qualifié et intéressant, car eux même ont des sites pointus sur le domaine… voilà, d’un côté il y a les affiliés qui se placent sur vos produits, et qui vous apportent du trafic qualifié via un coupon, et de l’autre des couponneurs purs et durs… dans le genre vraiment naze, parlons de Groupn, le pire des couponneurs, qui prend 70% du CA généré. Par contre il y’aura du trafic, ça c’est sûr, de la notoriété, sûrement, donc c’est intéressant en phase de lancement ou de consolidation d’image.

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  • Jean-Yves FORT: C'est utilisable directement sur Systempay... si la banque l'autorise.
  • garrel: Bonjour, actuellement passé sur systempay à la banque pop, je serais tres interessé par votre technique desactivant 3D secure. Car bien enten
  • Oweia: C'est marrant, vous ne parlez pas de rémunération à la commission, au pourcentage ? Je veux dire, vous pouvez considérer les affiliés comme des c
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  • Benoit: Bonjour, Très bon article ! En effet tellement d'argent est dépensé dans des mots clés inutiles ! J'ai tout intérêt à faire part de mon expé
  • malleret: pouvez vous m'explequez d'ou vient ce prelevement de 49.00e alors que je n'ai rien commande
  • Georges: Bonjour, Voici mon point de vue à votre observation. Un diffuseur de bon de réduction (de qualité) est un professionnel qui a développé un sit
  • David: Les parts d'affichage inutiles sont vraiment impressionnantes. Cela démontre, une fois de plus, qu'il est vraiment primordial d'optimiser très régu
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