26 jan 2012
L’affiliation : 4 vérités dont les agences se garderont bien de vous parler
Auteur: Jean-Yves FORT · Thème: Acquisition
Le Journal du Net fait un bilan de l’affiliation plutôt positif, en présentant un secteur en croissance et un ROI supérieur à la plupart des leviers du marketing web. Mais l’article n’aborde pas le côté sombre de l’affiliation.
Les sites de codes promo
Les rapaces de l’affiliation, ni plus ni moins. Ils représentent 50 à 70% des ventes réalisées sur un programme d’affiliation au CPA et n’apportent aucun trafic ou visibilité. Ces sites sont positionnés sur des mots incluant votre marque et des termes en rapport avec la réduction.
Les internautes les utilisent quand ils sont dans le processus d’achat, ils quittent le site marchand quelques instants pour aller chercher un code. Une fois sur le site de codes de réduction, l’accès au code est conditionné à l’ouverture d’une fenêtre déclenchant un tracking. Quand l’internaute revient chez le marchand avec le code, la vente est attribuée au site de code promo.
Les sociétés d’affiliation diront que vous allez perdre des ventes en coupant les sites de codes promos, avec des arguments sur l’apport des sites sur la transformation. Elles essaieront de vous faire vraiment peur.
Cela fait deux fois que je coupe les sites de codes réduction sur des programmes différents. Bilan à chaque fois : les sites continuent quand même à diffuser vos codes promos, en les tenant à jour… et on fait l’économie des commissions d’affiliations sur ce type de sites tandis que la perte en visites est nulle.
Les pop-under
Voilà le genre de dispositif qui va vous faire des visites en quantité mais pour la qualité il faudra repasser. Le principe est très simple, en ratissant très large, le site affilié cherche à taguer un maximum d’internautes en espérant dans le lot tomber sur des clients existants du marchand.
Avec un post-clic à 30 jours et un marchand disposant d’une base de clients conséquente, la probabilité de tomber sur des acheteurs est forte. Quant au marchand, il rémunère un programme d’affiliation pour des clients existants et une très faible part de nouveaux clients.
La rémunération post-view
Le principe est le même que le pop-under en plus puissant. On arrose le web de publicités pour le marchand pour toucher une grosse partie de la population en espérant dans le lot tomber sur des clients existants du marchand. Dans cette variante le marchand ne reçoit potentiellement aucune visite, il suffit qu’une bannière ait été affichée à une internaute pour considérer que la vente est attribuée à l’affilié. Dans la réalité, le marchand rémunère des commandes de personnes qui auraient commandé de toute façon et sur une très grosse partie de ses commandes.
Il existe une variante où le marchand accepte de poser un tag sur des propres pages. Avec ça, le post-view est encore plus rentable (pour l’affilié) car il suffit de n’afficher qu’une seule fois une bannière en retargetant l’internaute déjà connu du marchand.
Où s’arrête l’affiliation ?
Pour moi l’affiliation, c’est une rémunération au CPA, ou au CPL (limité à de l’inscription formulaire). Hors, dès que l’on souhaite augmenter les volumes… on passe à du CPL (en coregistration), du CPC ou du CPM. On n’est plus dans ce que j’appelle de l’affiliation car dans ce cas le risque financier est supporté à 100% par le marchand. L’affiliation au CPA ressemble pour le coup à un produit d’appel pour d’autres offres (qui peuvent être intéressantes et c’est souvent le cas), mais qui n’ont plus rien à voir avec la promesse de l’affiliation de sites relayant des programmes rémunérés à la performance pure.
